Manajoy : l’art d’adapter le management aux petites structures
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Image : Célia Galas, fondatrice de Manajoy
Le management ne devrait pas être un luxe réservé aux grandes entreprises.
Avec Manajoy, Célia Galas, sa fondatrice s’attaque à un angle mort : celui des dirigeant.e.s de PME qui avancent seuls, sans outils ni méthodes pour structurer leur management. Pourtant, ces pratiques existent et peuvent tout changer.
En les adaptant à la réalité des petites structures, Manajoy ouvre la voie à une gestion plus fluide, plus efficace… et enfin soutenable.
Qu’est-ce qui vous a motivé à créer cette entreprise ?
J'ai passé de nombreuses années dans de grandes entreprises et des startups, des environnements où l'on investit beaucoup dans l'accompagnement des managers. Puis j'ai travaillé avec mon père, dirigeant d'une PME, et rencontré d'autres entrepreneur.e.s comme lui. Des gens que je respecte profondément, qui portent leur entreprise à bout de bras et peinent à prendre une semaine de vacances.
Ce qui m'a frappée, c'est que l'écart entre les pratiques de management des grands groupes et celles des PME n'est pas justifié. Ces pratiques sont tout à fait applicables à plus petite échelle. Simplement, la plupart des dirigeant.e.s de PME managent par nécessité, sans jamais avoir considéré le management comme une technique à part entière. Personne ne le leur a appris. Manajoy est née de là : rendre ces pratiques accessibles, en les adaptant à la réalité des petites structures.
Quels sont les défis auxquels votre entreprise fait face ?
La visibilité est le défi principal et plus particulièrement ici au Canada. J'ai 18 ans d'expérience, mais construite principalement en France où j'ai un réseau solide. J'ai travaillé jusqu'ici essentiellement par recommandation, et mes clients français m'ont toutes et tous conservée après mon départ, ce qui est une belle preuve de confiance. Mais j'ai envie d'apporter de la valeur aux entrepreneur.e.s canadien.ne.s. Je vois un tissu économique très dynamique, des besoins réels, et j'aimerais contribuer à la vitalité économique de mon pays d'adoption. Pour l'instant, un réseau encore limité localement reste le frein principal à ce développement.
Quels conseils donneriez-vous à un.e entrepreneur.e ?
Parler le plus tôt possible à ses prospects et rester flexible. Au départ, j'avais en tête de proposer une offre la plus standardisée possible. C'est en écoutant les dirigeant.e.s de PME que j'ai compris que chaque situation était unique et qu'il y avait une vraie valeur à co-construire les bons processus. C'est ainsi qu'est née mon offre signature : un audit d'abord, puis la création de processus spécifiques à l'entreprise, et enfin la formation sur ces processus. La satisfaction est sans commune mesure. Mon conseil : écouter, rencontrer, et toujours chercher à résoudre les problèmes les plus aigus de ses client.e.s.
Selon vous, être francophone dans le monde entrepreneurial est-ce une force ?
Oui, clairement. Être francophone et bilingue, c'est une force. La francophonie crée une proximité immédiate, une façon de se comprendre qui va au-delà de la langue. Dans un contexte entrepreneurial souvent anglophone, appartenir à une communauté francophone, c'est partager des références culturelles et une certaine façon d'aborder les relations professionnelles. C'est un ancrage qui facilite la confiance, et la confiance est à la base de tout accompagnement qui fonctionne.
Que recherchez-vous via notre plateforme ? Quels sont vos besoins pour continuer à développer votre entreprise ?
Je cherche à développer la visibilité de Manajoy auprès de dirigeant.e.s francophones de PME, et à construire des relations avec des partenaires qui partagent les mêmes valeurs. La Fédération des gens d'affaires francophones de l'Ontario représente aussi une opportunité de rencontrer des client.e.s potentiel.le.s dans un contexte de confiance, là où les échanges sont plus directs et les besoins mieux compris. C'est ce type de réseau ancré et engagé qui fait la différence quand on développe une activité d'accompagnement.
À quoi ressemble votre collaboration idéale ? (Clients et partenaires idéaux)
Le client idéal de Manajoy est un dirigeant de PME qui sent que son équipe pourrait faire mieux, et qui est prêt à investir pour gagner en performance et en sérénité. Quelqu'un qui veut que son organisation avance sans que tout repose sur lui. Du côté des partenaires, je recherche des acteurs qui gravitent autour des mêmes dirigeants : experts-comptables, coachs d'affaires, recruteurs, conseillers en stratégie. Des collaborations fondées sur la confiance mutuelle, où l'on se réfère naturellement les uns aux autres.




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