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Entrepreneures francophones au Canada : ce qui doit changer maintenant

  • 13 hours ago
  • 3 min read


Au Canada, entreprendre sans filet de sécurité reste une réalité pour de nombreuses femmes et personnes de genres divers. Pour les francophones, ces inégalités se doublent d’un enjeu de langue encore trop peu pris en compte.


La Chambre de commerce des femmes canadiennes (CCFC) s’engage à faire évoluer ce système. Nancy Wilson, présidente-directrice générale, répond à nos questions et partage les leviers concrets pour mieux soutenir les entrepreneures francophones.



La CCFC est la première et seule chambre de commerce au Canada dédiée aux femmes et personnes de genre divers entrepreneures et travailleuses autonomes. Quelles inégalités systémiques rencontrez‑vous le plus chez les francophones et quels leviers de réforme portez‑vous auprès des décideurs pour y remédier rapidement ?


Les entrepreneures et travailleuses autonomes francophones font face aux mêmes obstacles systémiques que leurs homologues anglophones : absence de congé parental adapté, fardeau fiscal disproportionné et manque de reconnaissance économique. À ces défis s'ajoute une couche supplémentaire pour les francophones, notamment l'accès limité à des programmes bilingues et une représentation insuffisante dans les consultations politiques nationales. La CCFC plaide pour des politiques qui reflètent ces réalités combinées.



Votre mission revendique un changement de système (maternité pour entrepreneures, accès aux financements, équité économique).

Quelles mesures précises la CCFC défend‑elle actuellement (au fédéral, provincial/territorial) pour garantir aux cheffes d’entreprise francophones des protections comparables à celles des salariés sans freiner la croissance de leurs entreprises ?


La CCFC défend trois mesures concrètes : un programme de soutien au revenu parental indépendant de l'emploi salarié, un taux d'imposition réduit sur le revenu net des travailleuses autonomes, et une hausse du seuil d'inscription à la TPS/TVH de 30 000 $ à 50 000 $ pour alléger le fardeau administratif sans freiner la croissance.



La CCFC dit représenter la voix de 1,2 million d’entrepreneures et travailleuses autonomes au pays. Comment transformez‑vous cette représentation nationale en résultats tangibles pour les fondatrices francophones ? 


Avec plus de 2 000 membres dans toutes les provinces, la CCFC traduit cette représentation en recommandations politiques concrètes auprès des décideurs fédéraux. Nous travaillons activement à faire grandir notre communauté francophone et cherchons le financement nécessaire pour offrir davantage d’outils, de ressources et d’accompagnement en français, qui reflètent pleinement cette ambition.



Au‑delà du plaidoyer, vous animez un réseau pancanadien avec mentorat, ateliers, avantages membres, plateforme communautaire (Community Circle) et événements. Qu’est‑ce qui fonctionne le mieux pour déverrouiller le “capital social” des fondatrices francophones et réduire l’isolement entrepreneurial ? 


La CCFC anime un réseau pancanadien qui crée des espaces de connexion interprovinciale pour toutes ses membres, incluant les entrepreneures et travailleuses autonomes francophones du Québec, de l'Ontario et des provinces atlantiques. Nos ateliers et notre communauté nationale favorisent le maillage entre pairs, et nous travaillons activement à renforcer ces offres en français.



Votre Advisory Board réunit des profils variés pour guider l’action nationale. Comment ce conseil intègre‑t‑il la réalité des marchés francophones (Québec, Ontario, Atlantique) dans vos priorités de plaidoyer : accès aux capitaux, marchés publics, allègement administratif, données sexospécifiques ventilées par langue ? 


Notre conseil consultatif intègre les réalités des marchés francophones dans ses priorités de plaidoyer, notamment l'accès au capital, les marchés publics et la collecte de données désagrégées par genre et par langue. Nous défendons une meilleure représentation des entrepreneures francophones dans les politiques économiques nationales.



Vous souhaitez vous aussi avoir l’opportunité de promouvoir vos services auprès d’un réseau francophone international ? Inscrivez-vous dès aujourd’hui à Quartier d’affaires+B2BeeMatch.

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